Un séjour sur le territoire est l’occasion de faire mille découvertes. Plaisirs garantis pour toute la famille, peu importe l’âge.

UN TERRITOIRE FAUNIQUE ACCUEILLANT

En Haute-Mauricie, la forêt représente un puissant moteur économique. Aujourd’hui, la région de La Tuque est considérée comme une véritable destination touristique pour les amateurs de chasse et pêche et pour les amoureux de villégiature. Saviez-vous que les 75 pourvoiries de la Mauricie génèrent plus de 500 emplois directs et attirent chaque année plus de 150 000 visiteurs dont près de la moitié proviennent de l’international? En Mauricie, on évalue à plus de 26 millions de dollars leur impact sur l’économie.

À proximité de la gare de Lac-Édouard, le club privé Laurentide House vers 1887-1890.

Grosses prises et grandes vacances

Au fil du temps, les pourvoiries de la Mauricie sont devenues des lieux de prédilection autant pour les pêcheurs aguerris en quête de grosses prises que pour ceux qui veulent s’initier aux techniques modernes ou profiter du savoir-faire ancestral des communautés autochtones, fiers habitants d’origine de ce généreux territoire. Au-delà de la pêche, plusieurs pourvoiries se sont transformées en véritables lieux de villégiature ouverts à l’année et dont profite toute la famille. Envie de savoir comment tout cela a commencé?

Petit train va loin

La compagnie de chemin de fer Québec/Lac-Saint-Jean a mis la table à l’établissement de clubs de chasse et pêche sélects en Haute-Mauricie, acquérant notamment le lac des Grandes-Îles, un territoire exclusif devenu aujourd’hui le Lac-Édouard. Dès 1886, la gare y accueille de riches sportifs américains attirés par l’abondance de truites mouchetées pesant jusqu’à 10 livres.

Bonjour l’élite

Rapidement, les clubs privés comme le Laurentide House, le Paradise Fin and Feather Club devenu le Lake Edward Fish and Game Club, se dotent de chalets équipés de génératrices, glacières, bateaux à moteur et meubles de luxe. De 1915 à 1945, les guides autochtones sont très recherchés pour s’assurer des meilleurs spots de pêche.

On démocratise

Dans les années 60, les gouvernements émettent des baux de location pour mieux contrôler le territoire et sauvegarder les espèces. Dès 1977, avec la disparition des droits exclusifs, les clubs privés font place aux zecs (zones d’exploitation contrôlées) et aux pourvoiries. Parmi elles, la Seigneurie du Triton est une véritable institution depuis 1893. Entre ses murs, on peut encore sentir la présence de Churchill, Roosevelt et Truman qui y séjournèrent au siècle dernier. Depuis les années 70, le territoire est plus que jamais accessible à tous.