Femme atikamekw appliquant de la résine de sapin sur un canot d’écorce de bouleau sous le regard attentif d’un enfant.
En Haute-Mauricie, les communautés autochtones appartiennent à la Nation Atikamekw. Traditionnellement, chaque famille y occupait un territoire sur lequel elle pouvait chasser, trapper, pêcher et faire la cueillette de petits fruits et de plantes aux vertus médicinales. Ces activités prisées par les Premières Nations, tant pour le plaisir que pour nourrir leurs familles, sont ancrées dans leur ADN. Tout comme le devoir de mémoire et le legs des savoirs qui se transmettent par tradition orale de génération en génération.
En septembre, chaque année, le Pow-wow traditionnel de Wemotaci rassemble et rend hommage aux Premières Nations.
Quand les premiers blancs posent pied sur le territoire en 1651, ils font connaissance avec les Atikamekw Nehirowisiw avec qui ils font du troc. La Nation atikamekw compte trois communautés qu’on appelle aussi bandes : Opitciwan, Wemotaci et Manawan. Leur présence était alors plus importante à l’intérieur des terres. Au milieu du 17e siècle, c’est à Mitaperotin (Trois-Rivières) que les Atikamekw commencent lentement à reprendre leur territoire ancestral vers le sud.
La fourrure devient une véritable monnaie d’échange entre les autochtones et les Européens qui raffolent des peaux de castor. La Compagnie de la Baie d’Hudson voit le jour et des postes de traite s’implantent graduellement sur le territoire notamment à Rivière-aux-Rats vers 1685 et à La Tuque, en 1700.
Depuis toujours, le mode de vie des Atikamekw est rythmé par les saisons. Saviez-vous qu’il en existe six chez les Premières Nations? Chaque saison détermine les déplacements et influence une activité principale. Envie d’apprendre le nom des saisons en langue atikamekw? Après le Nipin (été) vient le Takwakin (automne), le Pitcipon (pré-hiver), Pipon (hiver), le Sikon (pré-printemps) et le Miroskamin (printemps).