Lac Saint-Louis: la plage, s.d. (sans date)
UN P’TIT LAC. UNE GRANDE FIERTÉ.
De 1965 à 1982, La Tuque vibre au rythme du 24 heures de La Tuque, un évènement mythique d’envergure internationale que créa Gaston Fortin, homme d’affaires aussi ambitieux que visionnaire. Son rêve ? Allumer les projecteurs sur La Tuque en créant un véritable buzz médiatique et d’importantes retombées tant économiques que sociales. En regroupant au lac Saint-Louis – appelé encore aujourd’hui le p’tit lac – les meilleurs nageurs au monde, La Tuque allait devenir un haut lieu de la natation et demeurer au fil du temps la fierté des Latuquois.
Au marathon de nage de l’époque – où des duos de nageurs professionnels devaient se relayer pendant 24 heures d’affilée et effectuer parfois jusqu’à 170 tours du lac – s’ajoutent des compétitions de toutes sortes : défilé, souque à la corde, course de canots, tournoi de balle, acrobaties de Snow Birds, vente-trottoir et plus encore. La ville prend des airs de fête et l’évènement attire, dès 1969, plus de 25 000 festivaliers soit presque le triple de la population locale. Durant près de deux décennies, les Latuquois bomberont le torse, n’en revenant toujours pas qu’on vienne de si loin pour se baigner dans un si p’tit lac.
Poumon de la ville, le lac Saint-Louis est un lac naturel et emblématique de 28 000 mètres carrés où l’eau est toujours fraiche été comme hiver. Saviez-vous que le lac se recharge naturellement en puisant dans la nappe phréatique ? On dit que l’installation du barrage La Tuque aurait causé le rehaussement de la rivière Saint-Maurice. Aujourd’hui, le système de pompage d’Hydro-Québec de même que l’apport en continue provenant du lac Wayagamac permettent de renouveler l’eau du lac approximativement aux 50 jours. Une eau sans phosphore en plus car on surveille ça de près !
Les Latuquois apprécient ce privilège d’avoir accès à un lac porteur de tant d’histoire, à deux pas du centre-ville. Il a tant fait pour eux avant l’arrivée de l’eau courante, allant jusqu’à approvisionner les glacières durant l’hiver. Avec l’usine à quelques pas, le lac Saint-Louis fut le premier quartier développé par la ville avec des maisons d’ouvriers installées tout autour.
Aujourd’hui encore, quel bonheur d’y faire jouer les enfants, de s’adonner à la pêche à la truite et d’assister à de nombreux spectacles en plein air. On l’aime notre p’tit lac ! Voilà pourquoi on y fait attention !